Les plateformes de Graines de Noé se multiplient


Le conservatoire

Le mercredi 18 octobre, sous un très beau soleil, comme chaque année une petite dizaine de bénévoles étaient présente pour participer aux semis de la collection des variétés anciennes de céréales de Graines de Noé, à Fromenteau sur la ferme de Stéphanie PARIZOT et Jean-François GUILLOTTEAU.

Une quarantaine de parcelles pédagogiques de 1m2 ont été semées à la main. Elles retracent l’histoire de la sélection du blé de l’aegilops et l’engrain aux blés tendres de pays du XIXème siècle. Ajoutées à à ces parcelles pédagogiques, 78 parcelles de multiplication sur 10m2 ont été semées à l’aide d’un semoir cette fois-ci, adapté à des surfaces réduites de collection.

Une bordure de blé à bouquets sur toute la longueur de la plateforme a été également semée cette année, afin que des sachets de blé puissent être distribués au grand public au cours des événements (foires locales) auxquels participe Graines de Noé tout au long de l’année. Ces blés à bouquets sont un assortiment des plus belles variétés du conservatoire, et permettent ainsi de faire découvrir à tout un chacun la diversité des blés.


Une plateforme à la ferme du lycée agricole de Tart-le-Bas
La ferme du lycée agricole avait déjà accueilli quelques parcelles pédagogiques en 2013, cette année une plateforme de plus de 1000m2  de variétés anciennes a été mise en place en collaboration avec Biobourgogne. Les semis se sont déroulés le jeudi 26 octobre, sous un temps ensoleillé également. Elle est constituée d’une partie dédiée à l’aspect conservatoire et pédagogique, notamment avec des nouvelles variétés que Graines de Noé a récupéré tout juste cette année auprès d’autres collectifs ou envoyées gracieusement par des particuliers. Une autre partie dédiée à l’expérimentation sur la verse des blés de pays. Deux variétés connues pour y être sensibles (rouge d’Alsace et blé de la Saône) ont été semées selon cinq modalités distinctes : trois densités de semis, en mélange,  et traités à la décoction de prêle. Nous en profitons pour remercier Lionel Raynard et les salariés de la ferme pour leur disponibilité.